Anne Lahiani, fondatrice de Anne+
« Le processus de création, c’est aussi une démarche scientifique, liée à la fois à l’accident, aux rencontres, à l’échange…
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Trois d’entre eux nous présentent les résultats de leurs expérimentions artistiques.
1. À travers son installation Appareillage Paris, illustrée par la série « Aparelhagens do Para », impressions numériques sur toile présentant les cabines de DJ’s de la région de Béleme, dans le Nord du Brésil, Tal Hadad se rapproprie l’univers de la techno-brega, forme de culture musicale populaire qui le fascine.
« Comment on crée l’évènement avec le non-show. Dans la musique électronique, il y a très peu de rapport à l’instrument. Là, c’est la cabine de DJ qui crée l’évènement. »

[Appareillage Paris, 2008, installation sonore, technique mixte, peinture, bois usiné, dimensions modulables, photographie : Rémy Lidereau]
2. Bettina Samson, seule artiste féminine de l’exposition, superpose, dans ses sculptures et installation non sonores, la représentation et la perception du son.
« Dans le processus de genèse des œuvres, je fais une sorte d’enquête qui peut m’amener à des associations d’idées, des coïncidences souvent un peu forcées qui influencent les choix de la forme et des matériaux. »

[Interception, Joël Barr, alias Joseph Berg // Olivier Messiaen, 2008, sculpture, plaques électroniques gravées et étamées, bis de chêne et de noyer plaqué sur contreplaqué, 320 x 19 x 20 cm]
3. Matthieu Clainchard présente trois « monochromes », Pink, Brown, White (2008, installation de trois enceintes 134 x 91 x 61 cm diffusant en séquences aléatoires ce que les ingénieurs du son appellent des bruits colorés).
« L’imagination existe dans la science autant qu’elle existe dans l’art. J’aime beaucoup l’idée qu’inventer et découvrir c’est la même chose. »

[Pink, Brown, White, 2008, bruits colorés, séquences aléatoires, matériel de diffusion, chaque couleur 134 x 91 x 61 cm, photographie : Rémy Lidereau]
Publié le 9 juillet 2008